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domingo, 30 de dezembro de 2012

"L'Etoile" - Conte de Noël de Barbara Fournier



Etoile de lumière - photo de Fernando Costa




Bonjour chers visitants francophones!

 Voilà un cadeau de pos-Noël pour vous, mais surtout pour vos enfants. Un beau conte écrit par notre talentueuse collaboratrice suisse Barbara Fournier. Moi je l'ai beaucoup aimé. J'imagine donc que vous l'aimerez aussi. :)

Bonnes Fêtes

Fernando Costa


L'ETOILE 


Bruno rentrait de l’école, fort contrarié. La maîtresse avait demandé d’écrire pour le lendemain l’histoire de l’étoile de Noël. D’abord, des étoiles de Noël, il y en avait partout, dans les vitrines des magasins, au sommet des sapins décorés et même dans les boîtes de biscômes! Alors comment savoir quelle était la bonne étoile et comment raconter son histoire? En chemin, Bruno s’arrêta au Magasin “Pas d’souci! Pas d’problème!”, qui était le plus visité de la ville. Un jeune homme s’approcha du petit garçon et lui demanda ce qu’il voulait.
 - Est-ce que vous avez l’histoire de l’étoile de Noël?



 Le vendeur eut un air vaguement ennuyé et désigna du doigt un écran à Bruno. 
- Ah non, nous n’avons pas cela, mais vous pouvez poser votre question à

domingo, 6 de março de 2011

Minha imagem favorita dentre as 300 últimas publicadas neste blog

André Kertész     link-da-imagem

jantar pra comer com os olhos

sábado, 29 de janeiro de 2011

"Memórias de um peixinho assassinado" - parte 4/5 - Conto de Barbara Fournier & Fernando Costa





EM BRASILEIRO 

Salve amigas e amigos visistantes!

Dando sequência ao trágico conto "Memórias de um peixinho assassinado" escrito por mim em parceria com minha amiga e colaboradora suiça Barbara Fournier, aqui vai a terceira parte da estória no original em francês. Espero que gostem.

Grande abraço

Fernando Costa



EM FRANCÊS

Mémoires posthumes d'un petit poisson assassiné

- quatrième partie -
Parmi tant d’erreurs, il y en a une particulièrement grave: Vous avez provoqué l’extinction de plusieurs espèces d’animaux, mammifères, oiseaux et poissons, comme moi ... Vous, les prétendus rois de la création, vous avez reçu de l’auteur de toutes choses cette planète en pleine forme... Et voilà qui vous l’avez rendue malade...

******

 -Fernando >Tu ne peux pas imaginer Barbara chérie, le tas d’histoires absurdes que j’ai déjà entendu raconter à propos de la pêche « prédatrice » à Cabo Frio et environs...
- Barbara> Je vais souffrir en t’écoutant, mais ma curiosité insatiable te prie de me les raconter tout de suite...
- Fernando >Ça ne fait pas longtemps, les pêcheurs de cette région tuaient des montagnes de poissons, ouvraient leurs ventres au couteau, prenaient juste leurs œufs pour les vendre sur le marché et jetaient leurs corps dans la mer...
- Barbara >Non !
- Fernando >Oui ! Hélas ! Et comme les mâles ne sont pas trop différents des femelles, tu imagines déjà ce que se passait, n’est-ce pas ?
- Barbara >Mon Dieu ! Ce n’est pas vrai !

******

J’ai vécu seulement cinq brefs jours quand j’aurais dû en vivre cinq cents, selon l’envie contrariée de l’auteur de toutes choses...
Mais vous savez, d’une certaine façon, j’ai eu de la chance... Car mes cinq jours de vie ont été d’une beauté extraordinaire... Ciel toujours bleu foncé, brodé de quelques beaux nuages fatigués de l’océan, soleil brillant mais pas trop chaud, eau transparente et un peu froide, comme nous, les bonitos, nous l’aimons... Je me disais, émerveillé: je veux vivre cinq cents jours, mais il vaut déjà la peine d’être né pour savourer un seul jour comme celui-là... Et alors pour me faire plaisir le lendemain était encore plus beau que le jour précédent, jusqu’à ce que le cinquième, le plus beau, est arrivé... Un samedi, aujourd’hui. Vous savez quand la vie est belle et qu’on est heureux, un seul jour en vaut cent...
Mais rien à faire, c’est dur de mourir par un samedi si beau...
- Quoi !!? Comment ? Est-ce que j’ai entendu une voix ? Qui est-ce qui aurait le courage d’adresser la parole à un petit poisson mort ?
- Moi !
- Moi, qui ?


- Moi, ta compagne d’infortune, une petite poissonne morte... Les gentils touristes sont arrivés trop tard pour moi aussi...
- Salut, je m’appelle Brás.
- Salut, je m’appelle Virgília.
- Tu sais cette expression fatale m’a fait peur dès que je l’ai entendu pour la premier fois... “Trop tard”... Maintenant je comprend pourquoi...
- À moi, ce qui m’a fait toujours peur, ce sont les affreux humains et maintenant je comprend pourquoi...
- Tu sais, de toutes les personnes que j’ai vues pendant mes cinq brefs jours de vie, une seule m’a semblé vraiment humaine...
- Laquelle ?
- Un pêcheur sui-generis qui partait en mer un jour oui, un jour non.
- Quel était le nom de son bateau?
 - « Estrela d’Alva »
- Beau nom !
- Mon père l’adorait et parlait assez souvent de lui... Je l’ai vu au moins deux fois, couché sur la proue de son petit grand bateau regardant les nuages se promener dans le ciel pendant la journée et les étoiles chanter dans la nuit...
- C’est celui qui portait toujours un grand chapeau de paille ?
 - Exact !
- Celui qui avait le seul bateau à voile du coin?
- C’est exact ! Alors tu le connaissais aussi?
 - Impossible ne pas le connaître... Mais les autres pêcheurs riaient de lui à cause de ses bizarreries...
- Quelles bizarreries ?
 - La voile blanche et verte digne d’une jonque chinoise, le sombrero, le « poisson volant » jaune et bleu au haut du mât, le magnétophone toujours en main pour enregistrer ses aventures, la petite sculpture en forme de Victoire de Samotrace sur la proue de son bateau, l’habitude de chanter des extraits d’opéra pendant qu’il astiquait son bateau pour partir en mer ou au retour, la citation de Goethe peinte sous le nom du bateau...
- La foule est bête et ne tolère jamais des étrangers dans son nid... Pour moi il était le seul à aimer et à comprendre la mère nature... Tandis que les autres pêcheurs ne parlaient que de nous tuer en kilos, en tonnes, il chantait la beauté et cherchait les sirènes... Mais tu m’as rendu curieux à propos de la citation de Goethe qu’il avait transcrit sur la proue de son bateau...
- Oh ! C’est du nouveau !
« Si tu veux progresser vers l’infini, explore le fini, dans toute les directions ».
- Quelle merveille !
 - C’est la citation la plus sage que je n’ai jamais vu griffée sur la proue d’un bateau... Signe d’un pêcheur sui-generis et vraiment romantique, dans le meilleur sens du terme.
- Et qui ne pêchait que pour se nourrir, en respectant toujours la loi que tous les autres ignorent ou font semblant d’ignorer...
- Malheureusement il n’a pas fait école...
 - Mais peut-être qu’après la publication de ce conte...
 - On verra.
******

Fernando>Tu sais, ma belle, l’autre jour (il y a cinq mois déjà ) j’ai lu un article terrifiant sur la revue « Veja »...
Barbara > C’est vrai ? Raconte !
Fernando : L’article affirmait que si on ne fait pas quelque chose d’urgent, les océans, les mers, les lacs et les rivières du monde entier seront bientôt vides de poissons... De poissons et de toutes les autres formes de vie aquatique...
Barbara : Je ne veux pas le croire...
Fernando : Mais l’article montrait des photos et fournissait tous les détails techniques sur des bateaux très sophistiqués qui repèrent les bans des poissons avec des sonars et qui les pêchent avec des filets gigantesques de plusieurs kilomètres de longueur... Mais il y en a quelque chose d’encore plus grave...
Barbara > -Mais qu’est-ce que pourrait être encore plus grave que cela ?
Fernando: La pêche avec des filets qui ravagent le fond des océans en détruisant les récifs, fondement de toute la chaîne de la vie dans la mer... Mais il y en a quelque chose d’encore plus grave...
Barbara : - Cela me fera souffrir mais dis-le s’il te plaît...
Fernando : La pêche à la dynamite...
 Barbara : Elle est tristement fameuse, hélas.
 Fernando : Mais il y a quelque chose d’encore plus grave...
Barbara : Plus grave que la pêche avec des explosifs?
Fernando : Oui, la pêche au cyanure!
Barbara : Le poison ?
Fernando : Oui, hélas, la gourmandise humaine est sans bornes, n’est-ce pas ?
Barbara : C’est vrai... Tu as raison...

******

- Tu sais, ami Brás, il y a un seul espoir de salut pour les animaux qui ont le malheur de cohabiter sur la planète Terre avec les affreux humains...
- Les hommes ça tue et ça bouffe tout ... Dis-moi lequel, amie Virgília?
- Qu’une race de vivants plus puissants et plus cruels qu’eux, venus d’une planète lointaine, débarquent sur la Terre et fassent avec eux ce qu’ils ne cessent de faire avec nous...
- Nous tuer et nous bouffer de la forme la plus irrationnelle qui soit...

******


Fernando> Cela faisait longtemps que je n’avais plus plongé...
Barbara> C’est la suite de l’histoire que tu as commencé à me raconter plus haut ?
Fernando>Oui !
Barbara> Je t’écoute déjà avec mon cœur qui bat à toute vitesse...
Fernando>Les trois plongeurs étaient déjà au fond... Très loin du bateau...
Barbara>Oui...
Fernando>Le soleil brillait, l’eau était transparente et tiède, la mer étale, le vent très doux...
Barbara>Oui
Fernando> Il y avait encore quatre personnes sur le bateau...
Barbara>Qui ?
Fernando>Mon ami Fabiano, le patron du « Murena », son assistant Patrick, moi et une fille belle et pulpeuse comme une poire, avec un bikini minuscule...
Barbara>Ah ! Bon !
Fernando> Ils ont commencé à plonger dans l’eau et à nager dans toutes les directions...
Fernando>Moi, comme je te l’ai déjà dit, cela faisait longtemps que je n’avais pas nagé... Mais quand la belle fille a plongé dans l’eau, j’ai eu envie d’y aller aussi...
Barbara > Coquin !
Fernando>J’ai pris donc mes palmes, ma masque de plongée, mon esnorquel  et j’ai plongé à mon tour...
Fabiano s’est approché de moi, et il m’a invité à venir avec lui... Nous avons plongé plusieurs fois de suite à une profondeur de dix mètres environ... Cependant ma tête a commencé à tourner...


segunda-feira, 10 de janeiro de 2011

"Memórias de um peixinho assassinado" - parte 3/5 - Conto de Barbara Fournier & Fernando Costa





EM BRASILEIRO

Salve amigas e amigos visistantes!

Dando sequência ao trágico conto "Memórias de um peixinho assassinado" escrito por mim em parceria com minha amiga e colaboradora suiça Barbara Fournier, aqui vai a terceira parte da estória no original em francês. Espero que gostem.

Grande abraço

Fernando Costa



EM FRANCÊS

Mémoires posthumes d'un petit poisson assassiné

- troisième partie -
Trop tard ! La touriste suisse m’a déposé délicatement sur le sable et s’en est allée en pleurant... Connaissez-vous une autre expression plus triste que celle-là ? “Trop tard !” Cinq jours de vie seulement et déjà pour moi tout était fini.
Est-ce que vous me voyez déjà ? Approchez-vous ! Plus ! Un peu plus ! S’il vous plaît, encore un peu plus ! Regardez moi, le petit cadavre argenté posé sur le sable de la plage du Forte à Cabo Frio. On dirait un morceau de miroir en feu sous ce soleil éclatant des tropiques...


Fernando - Tiens, je vais te raconter un secret, Barbara...
Barbara - Lequel ?
Fernando - Rappelle-toi de la première fois où je suis allé vers l’île des Papagaios.
Barbara - Bien sûr, je m’en souviens. Tu as enregistré cette aventure pour moi. J’ai adoré l’interview que tu as faite avec tes amis plongeurs qui ont raconté ce qu’ils avaient vu de beau au fond de la mer.
Fernando - Bravo tu as une bonne mémoire, mais ce que je ne t’ai pas raconté.
Barbara - oui
Fernando - C’est que quelques minutes avant d’enregistrer cet entretien-là, je me suis presque noyé.
Barbara - Mon Dieu! Comment cela ?
Fernando - Avant la fin de ce conte je te le raconterai...


´´´´´´´´´´´´´´´´´´´´´´
J’avais tant des rêves pour les 500 jours de ma vie... Visiter les vingt îles paradisiaques de Cabo Frio, Arraial do Cabo et Buzios par exemple... J’ai rêvé de ces belles îles dès que je suis né, parce que mon père ne s’arrêtait pas d’en parler... Pacageais, Comprida, Dois Irmãos, Redonda, dos Capões, plus les quinze autre, dont je préfère oublier les noms maintenant... Pourquoi ? Parce que cela fait trop mal de parler d’un rêve non réalisé, quand on est déjà mort. Un jour, quand vous serez morts, vous me donnerez raison... Ça c’est sûr... Donc réalisez vite tous vos rêves! Construisez votre bateau à voile, allez rencontrer votre bien-aimée à Paris, mais juste avant, écrivez avec elle votre premier livre de contes à deux cerveaux... Dépêchez-vous, car comme disait ma grand-mère Balbina, la mort ne nous envoie jamais de carton d’invitation! Prenez ma tragédie personnelle comme avertissement, mes chers amis encore vivants... Il y a seulement cinq minutes, je respirais comme vous le faites maintenant, je nageais à toute vitesse, je bougeais de plusieurs façons différentes mon petit corps agile, en secouant tout heureux ma petite tête peuplée de beaux rêves et voilà que maintenant...

´´´´´´´´´´´´
Est-ce que vous me voyez déjà ? Approchez-vous ! Plus ! Un peu plus ! S’il vous plaît, encore un peu plus ! Regardez-moi, le petit cadavre argenté posé sur le sable de la plage du Forte à Cabo Frio ? On dirait un morceau de miroir en feu sous ce soleil éclatant des tropiques...

 - Mais je remarque que vous avez froncé les sourcils. J’imagine que vous vous demandez :
- Pourquoi pareil drame à cause de la mort d’un tout petit poisson ? Parce que c’est un crime honteux que vos semblables viennent de commettre avec moi, mes frères et soeurs... La raison vous autorise à pêcheur pour vous nourrir seulement... Nous, les poissons, nous faisons du même, guidés par l’instinct de survie, en nous mangeant les uns les autres... Mais vous ne verrez jamais un poisson plus fort tuer des tonnes d’autres poissons, les entasser dans les frigos pour les vendre très cher sur le marché, en jetant dans la poubelle ceux qui ne peuvent être vendus à des tarifs élevés. Mais le plus grave, c’est que je suis un enfant et tuer un enfant c’est le crime des crimes... L’enfant doit devenir adulte, s’épanouir, avoir des enfants et seulement après être pêché. L’auteur de toutes choses a voulu que le cycle de la vie se referme... Les hommes sont en train de casser le cycle de la vie dans la mer et ça c’est grave... Ça c’est bien grave... Je prophétise un futur très sournois pour vous, folle race humaine ! Encore plus sournois que le présent qui est déjà très sournois... Ou vous changez votre idiote façon de vivre tout de suite ou vous serez anéantis bientôt par la faim, la violence et la misère... Fruits amers des nombreuses fautes qui vous ne cessez de commettre, depuis que l’on vous a vus débarquer sur cette petite-grande planète perdue au fin fond d’un univers qui, paraît-il, n’est plus infini, hélas !... Parmi tant d’erreurs, il y en a une particulièrement grave: Vous avez provoqué l’extinction de plusieurs espèces d’animaux, mammifères, oiseaux et poissons, comme moi ... Vous, les prétendus rois de la création, vous avez reçu de l’auteur de toutes choses cette planète en pleine forme... Et voilà qui vous l’avez rendue malade...


(continuation dans un futur billet - continua num futuro post)



quinta-feira, 6 de janeiro de 2011

segunda-feira, 27 de dezembro de 2010

"OSNI sobre a praia Brava" ou "O espírito de Thomas Morus baixa na utópica Costa do Sol". - estórias vividas

foto - Fernando Costa

Salve amigas e amigos leitores!

Este post ainda está sendo redigido. Quando ele ficar pronto pra ler, aviso a vocês. Caso alguém deseje interagir com sua redação é só escrever a sugestão nos comentários que a levarei em consideração. Não prometo que vá adotá-la, mas prometo que vou lê-la com toda atenção e consequentemente serei influenciado por ela. Ao final darei o crédito a todos que participarem da "construção" do post. O nosso tema de ensaio é uma estória vivida, que o Diógenes me contou. Como a estória é fantástica e ele me deu toda liberdade pra contá-la do jeito que quisesse, decidi partilhar essa liberdade com vocês. Porque liberdade e suco de açaí nunca é demais, não é verdade? Detalhe, vou contar a aventura na primeira pessoa, mas quem a viveu no mundo real não fui eu e sim o Diógenes, mais conhecido aqui em Cabo Frio como "Pará", dono do famoso "Jacaré 4 x 4". Minha idéia é a seguinte: Redigir uma versão reinventada e fantasiosa da estória, junto com vocês e posteriormente, quando conseguirmos finalizá-la, publicar a versão original, tal qual o "Pará" me contou, ao lado da nossa. Que tal? Feliz Ano Novo!


COMENÇANDO A BRINCADEIRA

- Bem vamos brincar?
- Antes uma palavrinha?
- Li em algum lugar que o cérebro humano foi feito especialmente pra jogar e ouvir estórias...
- Penso que escrever pode ser tão divertido quanto velejar. Nos dois a liberdade pode ser total. A bordo de um barco à vela, velejando em solitário, é lógico, que é a maneira mais moderna de velejar, você vai onde quiser. Com um pedaço de lápis na mão, você escreve o que quiser e ninguém mete o bedelho...
- E então, vamos parar de ler e começar a brincar de escrever, enquanto a gente espera o vento entrar pra velejarmos? Não, não me diga que você vai ligar a maldita TV, pra ver novela!!!


CENÁRIO E PERSONAGENS

- O nosso cenário é um dos mais lindos da costa do Brasil, a paradisíaca Costa do Sol ou se preferirem Região dos Lagos. Vejam a carta náutica acima.
Os personagens pertencem a grupo de adolescentes com entre 13 e 15 anos de idade, a maioria cabofriense, mas eu sou paulista, meu nome é Diógenes e meu apelido é "Pará"?
- Alguma gatinha no grupo?
- Sim, sim, poucas, apenas três, Joana, Lídia e Ângela. Pra satisfazer a todos os gostos, uma morena, uma lourinha e uma ruiva. A morena é a Joana. Morena não, MULATA, a mulher mais linda e sensual do planeta.

Praia Brava em Cabo Frio        foto - Fernando Costa

O local específico é a praia dos Amores. Não a de Búzios, que fica entre a praia do Canto e a das Virgens. Estamos falando da praia dos Amores de Cabo Frio que fica ao lado da praia Brava e diante da ilha dos Papagaios.
- Que horas são? 18 h.
- Dia da semana? Sábado.
- Tempo? Bom. Céu começando a polvilhar-se de estrelas.
- Época do ano?
- Verão.
O que nosso grupo de 20 adolescentes, a maioria cabofrienses de nascença, está fazendo na praia dos Amores?

Ilha dos Papagaios       foto - Fernando Costa

A AVENTURA

- Turismo ecológico, numa época em que o turismo ecológico ainda não estava na moda, 1990. Sim, fomos nós mesmos que inventamos esse tipo aventura. Copiamos de ninguém não. Na verdade realizamos uma série de aventuras. Todo primeiro final de semana de cada mês sorteamos uma das praias da paradisíaca Costa do Sol e nela acampamos de sexta à noite até domingo a noite. 48 horas da maior das festas. Nadamos, surfamos, pescamos, conversamos, comemos, dormimos e sonhamos. Concebe jovens mais felizes que nós, todo primeiro fim de semana de cada mês?

quarta-feira, 22 de dezembro de 2010

A ÁRVORE DOURADA - conclusão - conto de Natal de Barbara Fournier - presente de Natal

desenho de Alain Longet



EM BRASILEIRO

Salve amigas e amigos visitantes deste nosso blog dedicado à divina MAR, à inteligente VELA e ao sagrado MEIO-AMBIENTE!

De presente pros filhos de vocês, o quinto e último capítulo de "Le rameau d'or", que eu traduzi como "A Àrvore Dourada", conto de Natal de autoria de nossa amiga Barbara Fournier, escrito em homenagem ao meu botinho "Alegria" e à minha avó Balbina, ambos conhecidos de vocês. O conto vai em francês, mas eu fiz uma tradução para o brasileiro. Tradução livre, que não sei fazer tradução ao pé da letra. Espero que gostem. Eu adorei a aventura de lê-lo e traduzi-lo.
- Feliz Natal!

A ÁRVORE DOURADA - conclusão

Conto de natal de Barbara Fournier

Asdrúbal já ia dormindo de novo, quando uma coisa estranha chamou sua atenção. O ramo dourado começou a cintilar, brilhando, com o passar do tempo, cada vez mais intensamente... Em poucos instantes, sua luz iluminou não apenas o interior da vitrine, mas o supermercado, depois o bairro, depois a cidade inteira, com um clarão muito forte e jamais visto, por ninguém antes dele, no mundo. Ofuscado por esse fantástico clarão, Asdrúbal acordou de vez, levantou-se da cama e caminhou na pontinha dos cascos até o ramo de ouro e o pegou delicadamente entre os dentes.
Dirigiu-se a seguir até a porta da vitrine trancafiada como sempre por fora pelo grande cadeado e bastou encostar nela o ramo de ouro, pra que ela se abrisse silenciosamente. No momento em que a porta se abriu, todos os nossos amiguinhos até então prisioeiros do intratável Alfredo-Promoção, acordaram ao mesmo tempo, como por encanto e rapidamente levantaram-se da cama e fugiram do supermercado, nos fundos do qual, encontraram a carroça na qual Balbina e Balbino haviam chegado à nossa cidade há dois meses atrás. Lmbram-se?
Todos juntos empurraram rápido a carroça até à estrada. Depois Asdrúbal entregou o ramo de ouro a Balbina, que o agitou duas vezes no ar e então...
- Não, vocês não vão acreditar no que aconteceu, mas eu vou contar assim mesmo. Será que alguém adivinha? Vou esperar três minutos.
- Dou-lhe uma, dou-lhe duas, dou-lhe três. Ninguém adivinhou, vou contar.
A carroça transformou-se num barco e a estrada num rio!
- Ohhhhhhhhhhhhhh surpresa geral!
No horizonte o céu se confundiu com a MAR. Todo mundo pulou, ao mesmo tempo, pra dentro da embarcação, que balançou pra lá, pra cá, pra lá, pra cá, mas não virou. O nome da barca era um dos mais bonitos do dicionário: "Alegria".
Balbina içou uma vela e Balbino a outra. Adrúbal levantou a âncora e segurou com firmeza a cana do leme. Um vento bom enfunou as velas e a “Alegria” começou a deslizar toda feliz sobre as águas macias do rio. Logo logo chegaram à MAR e Balbino vestiu uma roupa de marinheiro no menino Jesus de cera. Enquanto Asdrúbal ajeitava entre suas duas grandes orelhas o boné de timoneiro, os dois carneiros vestiram-se com suéteres de lã e foram até à proa fixar a estrela cadente na ponta do gurupés. O anjo de cartolina escalou o mastro com sua luneta a tira-colo e ao chegar ao tope passou a acompanhar o vôo de um certo pombo de penas rosadas, que indicava a eles o bom rumo a seguir.
- Pra onde estamos indo, gente? Perguntou o boi empalhado um pouco assustado com a inclinação da barca, pois era a primeira vez na sua vida que ele velejava.
- Estamos indo pra nossa nova casa na ilha das árvores douradas, responderam Balbina e Balbino em coro, ambos sorridentes.
Após a partida da barca “Alegria” choveu durante várias semanas em nossa cidade. O Natal enfim chegou, mas Alfredo-Promoção desesperado arrancava os cabelos que lhe sobraram, porque a maioria dos seus clientes desaparecera. Como ele não conseguiu pensar em nenhuma idéia nova pra enfeitar a vitrine do super-mercado, as cortinas vermelhas foram definitivamente fechadas. Poucos foram os presentes dados e recebidos naquele Natal. Em contra partida as casas estavam bem mais enfeitadas com guirlandas coloridas e árvores-de-Natal-de-verdade. O que ninguém jamais soube explicar, foi como a estória de Balbino, Balbina, Asdrúbal e Caramelo espalhou-se de boca em boca, até que toda a cidade ficou sabendo tudo que vocês acabaram de ler...

tradução livre de Fernando Costa


desenho de Alain Longet


ORIGINAL EM FRANCÊS

Le rameau d'or - conclusion

Conte de Noël de Barbara Fournier

Anicroche allait se rendormir quand quelque chose d’étrange attira son attention. Le rameau de bois mort s’était mis à scintiller d’un éclat d’abord discret, puis de plus en plus fort. En quelques instants, sa lumière éclaira non seulement toute la vitrine mais aussi la grande nuit opaque du dehors. Cette fois-ci, Anicroche s’éveilla tout à fait. Il se dirigea à pas feutrés vers le rameau d’or, le prit délicatement entre ses dents et s’en alla jusqu’à la porte verrouillée.
Il glissa le rameau sans le lâcher à l’intérieur de la serrure… La porte s’ouvrit sans peine… Et, comme par enchantement, le petit monde de la crèche se leva d’un seul bond. On se hâta de rejoindre l’arrière-cour du supermarché pour y retrouver la roulotte avec laquelle Balbina, Balbino et Anicroche étaient arrivés dans notre ville.
A présent, elle était bien trop petite pour accueillir les enfants et tous leurs amis. Ensemble, ils poussèrent la roulotte sur la grand route. Puis, Anicroche tendit à Balbina le rameau d’or et elle l’agita deux fois rapidement dans l’air. La roulotte se changea alors en bateau et la route en rivière. A l’horizon, le ciel se confondit avec la mer. Tout le monde sauta dans l’embarcation. Elle portait un bien joli nom, Alegria, et tanguait un petit peu.Anicroche leva l’ancre et Balbina hissa la voile qui se gonfla d’un coup. Balbino habilla le nourrisson de cire d’un joli ciré jaune. Les agneaux enfilèrent des pulls rayés et allèrent fixer l’étoile à la proue du bateau pendant qu’Anicroche vissait entre ses deux grandes oreilles une belle casquette de capitaine. Quant à l’ange de papier, il monta au sommet du mât avec sa longue vue pour y suivre le vol d’un oiseau aux plumes rose nacré qui, au loin, semblait ouvrir la voie.
- Où partons-nous maintenant? demanda le bœuf très ému, car il n’avait jamais navigué.
- Vers notre nouvelle maison, l’île aux arbres dorés ! répondirent en chœur Balbina et Balbino.
Après le départ de l’Alegria, il plut des semaines sans discontinuer sur notre ville. Noël était maintenant à la porte. Monsieur Tireliron s’arrachait les cheveux qu’il n’avait pas, car les clients avaient déserté son magasin. Comme il ne trouvait plus la moindre idée, le directeur du supermarché fit refermer les rideaux rouges, dans la grande vitrine. On donna et on reçut peu de cadeaux cette année-là, mais chacun voulut mettre plus de guirlandes scintillantes aux branches des sapins. Et personne ne sut jamais vraiment comment, ni grâce à qui, l’histoire de Bonbon le Pigeon et du rameau magique se propagea partout, comme une traînée de poudre d’or…

Barbara Fournier


segunda-feira, 20 de dezembro de 2010

A ÁRVORE DOURADA - cap 4 - conto de Natal de Barbara Fournier

Desenho de Alain Longet


EM BRASILEIRO

Salve amigas e amigos visitantes deste nosso blog dedicado à divina MAR, à inteligente VELA e ao sagrado MEIO-AMBIENTE!
De presente pros filhos de vocês, o quarto capítulo de "Le rameau d'or", que eu traduzi como "A Àrvore Dourada", conto de Natal de nossa amiga Barbara Fournier, escrito em homenagem ao meu botinho "Alegria" e à minha avó Balbina, ambos conhecidos de vocês. No dia 24 de dezembro publicaremos o último capítulo da estória. O conto vai em francês, mas eu fiz uma tradução para o brasileiro. Tradução livre, que não sei fazer tradução ao pé da letra. Espero que gostem. Eu adorei ler e traduzir.

A ÁRVORE DOURADA - cap 4

conto de natal de Barbara Fournier

Mas Asdrubal que no fundo era um grande rebelde, foi o primeiro a reagir.
- Amigos, já que somos um presépio-vivo, que tal fazermos a festa?
 Afinal quem é vivo sempre se diverte.
Os que choravam sorriram, os que gemiam cantaram, os cabisbaixos levantaram a cabeça, os que estavam deitados sentaram-se, os que sentados estavam, ficaram de pé num único salto. Balbina e Balbino começaram a brincar de pula-carniça com os carneiros, que se divertiram mais que as crianças.
- Porque?
Por que pra eles a brincadeira era nova, inédita.
Asdrúbal começou a fazer malabarismo com as bolas da árvore de Natal, sua especialidade, desde o tempo que trabalhara num circo, quando era mais jovem. Entusiasmado com as proezas de Asdrúbal, o anjo de cartolina azul descolou do teto a estrela cadente de plástico e a lançou como um frisbee na direção do boi empalhado, acertando-lhe o lado esquerdo do peito, o que lhe deu nova vida.
Essa bagunça danada fazia o menino Jesus de cera rir às gargalhadas. A algazarra que o grupo fazia virou um espetáculo em si e ninguém parou mais
de brincar e se divertir.
Em suma o Natal virou Carnaval. Mas Alfredo-Promoção não se preocupava com isso, nem ralhava com nossos amiguinhos, porque seu supermercado vivia dia e noite cheio de gente. Mas de madrugada, enquanto a população da cidade dormia, Balbino e Balbina sentiam saudades e falavam baixinho sobre os seus pais que haviam desaparecido faz tempo. Já o burrinho Asdrúbal, também com insônia, se perguntava onde andaria o simpático pombo Caramelo? Foi numa dessas noites que Asdrúbal sonhou um sonho muito estranho.

 
desenho de Alain Longet

Asas haviam-lhe crescido no dorso e ele voava, todo feliz em companhia do pombo Caramelo. Eles voavam bem alto no céu, lá onde nenhum avião consegue chegar. Voavam tão alto que tudo que conseguiam ouvir lá em cima era respiração da Lua. Uma pequena nuvem escarlate se aproximou deles e os dois amigos sentaram-se sobre ela pra descansar um pouco. Uma leve brisa os fez deslizar até o coração da nuvem que resplandecia sob uma luz especial. De repente diante dos seus olhos arregalados, apareceu uma linda árvore de folhas douradas. Em volta dela ouvia-se um barulho de sininhos tocando e o canto de muitos pássaros.
Misteriosamente não havia nesta árvore nenhum sino pendurado
e nenhuma ave pousada.
Asdrúbal deitou debaixo da árvore e dormiu de tão cansado de voar. O pombo Caramelo pousou sobre um pequeno galho dourado, mas o galho encurvou-se sob seu peso e ele foi caindo, caindo, caindo até pousar sobre o nariz do burrinho. Foi então que Asdrúbal acordou do seu sono, que era sempre leve, ao ouvir
um bater de asas de pombo.
Olhou em volta e nada viu de novo além de um ramo de árvore caído sobre a palha, ao lado de Balbina e Balbino adormecidos e bem perto do Menino
Jesus de cera branca.
Asdrúbal já ia dormindo de novo quando uma coisa estranha chamou sua atenção. O ramo dourado começou a cintilar, brilhando, com o passar do tempo, cada vez mais intensamente... Em poucos instantes, sua luz iluminou não apenas o interior da vitrine, mas a cidade inteira, com um clarão muito forte e nunca jamais visto, por ninguém antes dele, no mundo. Ofuscado por esse fantástico clarão, Asdrúbal acordou de vez, levantou-se da cama e caminhou na pontinha dos cascos até o ramo de ouro, que ele pegou delicadamente entre os dentes. Dirigiu-se a seguir até a porta fechada pelo grande... (continua no próximo e último capítulo)
desenho de Alain Longet



ORIGINAL EM FRANCÊS

Le rameau d'or - Chapitre 4

 Conte de Noël de Barbara Fournier

- Eh bien, dit-il, si nous sommes un tableau vivant, je propose que
nous en profitions. Amusons-nous!
A ces mots, le petit monde de la vitrine sécha ses larmes et la crèche s’anima. Balbino et Balbina se mirent à jouer à saute-mouton, ce qui amusa beaucoup les agneaux qui ne connaissaient pas ce jeu et qui s’y mirent aussi! Anicroche commença à jongler avec des boules de Noël, ce qu’il faisait très bien, car il avait travaillé dans un cirque au temps de sa jeunesse. Enhardi par les prouesses de l’âne, l’ange en papier découpé décrocha du plafond l’étoile de Noël en plexiglas et la lança comme un frisbee en direction du bœuf empaillé qui la reçut en plein cœur, ce qui lui redonna vie pour de bon. Ce joyeux remue-ménage faisait même rire de temps en temps aux éclats la petite poupée de cire. Après quelquesjours, le tableau était devenu si vivant qu’il offrait un spectacle permanent. Certes, tout cela ne ressemblait plus du tout à la nativité voulue par Monsieur Tireliron, mais il ne s’en souciait guère, car le magasin ne désemplissait plus. A la nuit tombée, pourtant, quand la ville entière s’endormait, Balbina et Balbino parlaient à voix basse de leurs parents et Anicroche sedemandait ce qu’était devenu Bonbon… Ce fut durant une telle nuit qu’Anicroche fit un drôle de rêve.

desenho de Alain Longet

Des ailes lui avaient poussé dans le dos et il volait, très heureux, en compagnie de Bonbon le Pigeon. Ils évoluaient à des hauteurs où l’on ne rencontre plus personne et où l’on n’entend plus rien, sinon, presque imperceptiblement, le souffle de la lune. Un petit nuage ouaté arriva à leur rencontre et les deux amis décidèrent de s’y reposer. Un vent léger les poussa jusqu’au coeur du nuage qui étincelait d’une lumière spéciale. Ils s’en approchèrent et, devant leurs yeux écarquillés, apparut un arbre aux feuilles d’or où se mêlaient, dans un cliquetis de clochettes, mille chants d’oiseaux. Pourtant il n’y avait dans cet arbre pas la moindre clochette, ni le moindre oiseau. Anicroche se coucha au pied de l’arbre. Bonbon, lui, se posa sur une petite branche dorée, mais celle-ci céda sous son poids et tomba em tournoyant lentement dans l’air. Elle finit par se poser sur le nez de l’âne. C’est alors qu’Anicroche fut tire de son sommeil, qu’il avait d’ailleurs léger, par ce qu’il prit pour un bat-tement d’ailes. Il regarda instinctivement vers le vasistas. Il ne vit rien à l’exception d’un petit rameau de bois mort, amené sans doute par une bourrasque, qui atterrit dans la paille, tout près de Balbina et Balbino endormis, main dans la main, à côté du nourrisson de cire. Anicroche allait se rendormir quand quelque chose d’étrange attira son attention. Le rameau de bois mort s’était mis à scintiller d’un éclat d’abord discret, puis de plus en plus fort. En quelques instants, sa lumière éclaira non seulement toute la vitrine mais aussi la grande
 nuit opaque du dehors.
Anicroche allait se rendormir quand quelque chose d’étrange attira son attention. Le rameau de bois mort s’était mis à scintiller d’un éclat d’abord discret, puis de plus en plus fort. En quelques instants, sa lumière éclaira non seulement toute la vitrine mais aussi la grande nuit opaque du dehors.
Cette fois-ci, Anicroche s’éveilla tout à fait. Il se dirigea à pas feu-trés vers le rameau d’or, le prit délicatement entre ses dents et s’en alla jusqu’à la porte verrouillée.

segunda-feira, 13 de dezembro de 2010

A ÁRVORE DOURADA - cap 3 - conto de Natal de Barbara Fournier


desenho de Alain Longet

Salve amigas e amigos visitantes deste nosso blog dedicado à divina MAR, à inteligente VELA e ao sagrado MEIO-AMBIENTE! 

De presente pros filhos de vocês, o terceiro capítulo de "Le rameau d'or", que eu traduzi como "A Àrvore Dourada", conto de Natal de nossa amiga Barbara Fournier, escrito em homenagem ao meu botinho "Alegria" e à minha avó Balbina, ambos conhecidos de vocês. Até o dia 24 de dezembro publicaremos os dois capítulos que se seguem. O conto vai em francês, mas eu fiz uma tradução para o brasileiro. Tradução livre, que não sei fazer tradução ao pé da letra. Espero que gostem. Eu adorei.

A ÁRVORE DOURADA - cap 3
conto de natal de Barbara Fournier

Alfredo-Promoção era sempre o único a rir das suas próprias piadas sem graça. Ele ria de olhos fechados, boca bem aberta e esfregando as mãos, já pensava nos futuros lucros, por conta do sucesso que faria o único presépio-vivo, ou melhor parcialmente vivo, pra não dizer morto-vivo, da cidade. Todo ano ele punha em prática uma idéia nova, mas dessa vez ele fora bem longe na sua ousadia.
- Um presépio-vivo, pensava ele todo orgulhoso da sua idéia-original. Seus concorrentes iriam morder os lábios e arrancar os cabelos de inveja quando soubessem da novidade. Um presépio-vivo! O certo seria ele dizer um presépio-parcialmente-vivo, mas Alfredo-Promoção, que nunca deu a mínima pra verdade, dizia, um presépio-vivo.
- Meu supermercado será o único a exibir um presépio-vivo neste Natal!
Dizia isso em altos brados pra Deus e o mundo ouvirem.
- Mas seu Alfredo nós não queremos entrar na vitrine do seu super-mercado, nós temos de encontrar nossos pais. Disse a pequenina e corajosa Balbina.
- Ha! Ha! Ha! Nós não queremos entrar na vitrine!!! Ha Ha Ha muito boa essa! Todos já pra dentro da vitrine! Quem disse a vocês que personagens de conto de Natal tem direito de vadiar? Todo mundo pra dentro da vitrine, sem esquecer do burrinho manco! Rápido, antes que eu perca a paciência com vocês!
Foi nesse momento que Asdrúbal lamentou ser manco. Não fosse o caso ele teria acertado a canela larga do prepotente Alfredo-Promoção com um bom par de coices. No dia seguinte, o presépio-vivo ficou enfim pronto, com todos os atores bem ensaiados, bem vestidos, bem penteados, bem maquiados e em posição. As cortinas vermelhas foram abertas e aconteceu o que nós já esperávamos. Sucesso total! Uma multidão de clientes acompanhados de seus filhos, netos e sobrinhos super-lotou o super-mercado de Alfredo-Promoção. Todas as meninas queriam um vestido azul-celeste igual ao de Balbina mais um bebê de cera branca sobre um bercinho coberto com palha. Todos os meninos queriam as sandálias-maneiras do Balbino mais uma caixa de ferramentas igual à dele. Tudo que faz sucesso vira moda. Todos queriam carneiros de pelúcia, bois de madeira, burrinhos de feltro, estrelas de plástico e anjos de papel mâché. Balbina e Balbino pensaram em fugir da vitrine, mas era impossível. Fugir como se Alfredo-Promoção mandou fechar a única porta que dava acesso à vitrine pelos fundos, com um cadeado dos grandes? Nos primeiros dias Balbina, Balbino e Asdrúbal choravam depois que o super-mercado fechava as portas. Os carneiros eram os mais tristes, porque sabiam que quando o Ano Novo chegasse eles fariam parte do cardápio. Quem não gosta de um pernil de carneiro assadinho como alho, coentro e cebola por cima? Até o boi empalhado que já havia participado de outros "presépios-vivos" parecia abatido.
Mas Asdrubal que no fundo era um grande rebelde, foi o primeiro a reagir.
- Amigos, já que nós somos um presépio-vivo, que tal fazermos a festa? Afinal quem é vivo sempre se diverte.
Os que choravam sorriram, os que gemiam cantaram, os cabisbaixos levantaram a cabeça, os que estavam deitados sentaram-se, os que sentados estavam, ficaram de pé num único salto. Balbina e Balbino começaram a brincar de pula-carniça com os carneiros que se divertiram mais que as crianças. porque pra eles a brincadeira era nova, inédita.

desenho de Alain Longet

ORIGINAL EM FRANCÊS

Le rameau d'or - Chapitre 3 - Conte de Noël de Barbara Fournier


Monsieur Tireliron riait facilement de ses propres boutades. Il se frottait les mains en pensant aux bonnes affaires qu’allait lui rapporter ce tableau vivant deux bons mois avant Noël. Chaque année, une nouvelle idée lui venait, mais cette fois-ci, il était particulièrement fier de sa trouvaille, la plus audacieuse de toutes ! Ses concurrents allaient mourir de jalousie.
- Mais Monsieur, s’écria Balbina, nous ne voulons pas aller ans votre vitrine, nous devons partir, nous cherchons nos parents !
- Ah ! ah ! elle est bien bonne celle-là ! Et quoi encore ? ! Vous vous prenez pour des héros de conte ou quoi ? Allez zou, dans la vitrine avec votre baudet !
Sur le moment, Anicroche regretta vraiment d’être boiteux, sinon il se serait fait un malin plaisir de décocher un bon coup de sabot dans le tibia du directeur. Un jour plus tard, une fois tous les acteurs bien mis en place, on ouvrit les rideaux rouges. La vitrine fut inaugurée en grande pompe et, évidemment, ce qui devait arriver arriva. Les clients et leurs enfants se ruèrent au magasin ! Les petites filles voulaient toutes la robe bleu mauve de Balbina et sa poupée qui dormait dans un berceau de paille, les garçons lorgnaient sur les sandales tressées de Balbino et sabelle boîte à outils, tous voulaient des agneaux en peluche, des bœufs en bois, des étoiles en plastique, des anges en papier mâché et des ânes en feutrine. Balbina et Balbino avaient d’abord pensé à s’évader, mais c’était impossible. L’espace de la vitrine était fermé à l’arrière à double tour par une porte que dissimulaient deux palmiers synthéiques. Il y avait juste un minuscule vasistas ouvert, en dessus de la vitrine proprement dite, qui donnait sur la rue et qui permettait de respirer un peu. Au début de leur enfermement, Balbina, Balbino et Anicroche pleurèrent. Les agneaux étaient encore plus tristes, sachant que lorsque Nouvel an arriverait, ils finiraient en gigot. Même le bœuf empaillé qui, pourtant, en avait vu d’autres, semblait complètement abattu. Mais Anicroche, qui était un gai luron dans l’âme, fut le premier à réagir.
- Eh bien, dit-il, si nous sommes un tableau vivant, je propose que nous en profitions. Amusons-nous!
A ces mots, le petit monde de la vitrine sécha ses larmes et la crèche s’anima. Balbino et Balbina se mirent à jouer à saute-mouton, ce qui amusa beaucoup les agneaux qui ne connaissaient pas ce jeu et qui s’y mirent aussi !
desenho de Alain Longet
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