quarta-feira, 1 de julho de 2015

LA MÉMOIRE ET LA MER - 30 canções que falam de MAR em dez idiomas diferentes + 30 fotografias inéditas de Fernando Costa 1


Golfo de Gasconha - 8/02/2013 - foto de Fernando Costa



LA MÉMOIRE ET LA MER


La marée, je l'ai dans le coeœur 

Qui me remonte comme un signe 
Je meurs de ma petite soeœur, de mon enfance et de mon cygne 
Un bateau, ça dépend comment 
On l'arrime au port de justesse 
Il pleure de mon firmament 
Des années lumières et j'en laisse 
Je suis le
fantôme jersey 
Celui qui vient les soirs de frime 
Te lancer la brume en baiser 
Et te ramasser dans ses rimes 
Comme le trémail de juillet 
Où luisait le loup solitaire 
Celui que je voyais briller 
Aux doigts du sable de la terre 

Rappelle-toi ce chien de mer 

Que nous libérions sur parole 
Et qui gueule dans le désert 
Des goémons de nécropole 
Je suis sûr que la vie est là 
Avec ses poumons de flanelle 
Quand il pleure de ces temps-là 
Le froid tout gris qui nous appelle 
Je me souviens des soirs là-bas 
Et des sprints gagnés sur l'écume 
Cette bave des chevaux ras 
Au ras des rocs qui se consument 
Ô l'ange des plaisirs perdus 
Ô rumeurs d'une autre habitude 
Mes désirs dès lors ne sont plus 
Qu'un chagrin de ma solitude 

Et le diable des soirs conquis 

Avec ses pâleurs de rescousse 
Et le squale des paradis 
Dans le milieu mouillé de mousse 
Reviens fille verte des fjords 
Reviens violon des violonades 
Dans le port fanfare les cors 
Pour le retour des camarades 

Ô parfum rare des salants 

Dans le poivre feu des gerçures 
Quand j'allais, géométrisant, 
Mon âme au creux de ta blessure 
Dans le désordre de ton cul 
Poissé dans des draps d'aube fine 
Je voyais un vitrail de plus, 
Et toi fille verte, mon spleen 

Les coquillages figurant 

Sous les sunlights cassés liquides 
Jouent de la castagnette tant 
Qu'on dirait l'Espagne livide 
Dieux des granits, ayez pitié 
De leur vocation de parure 
Quand le couteau vient s'immiscer 
Dans leur castagnette figure 
Et je voyais ce qu'on pressent 
Quand on pressent l'entrevoyure 
Entre les persiennes du sang 
Et que les globules figurent 
Une mathématique bleue, 
Dans cette mer jamais étale 
D'où me remonte peu à peu 
Cette mémoire des étoiles 

Cette rumeur qui vient de là 

Sous l'arc copain où je m'aveugle 
Ces mains qui me font du fla-fla 
Ces mains ruminantes qui meuglent 
Cette rumeur me suit longtemps 
Comme un mendiant sous l'anathème 
Comme l'ombre qui perd son temps 
À dessiner mon théorème 
Et sur mon maquillage roux 
S'en vient battre comme une porte 
Cette rumeur qui va debout 
Dans la rue, aux musiques mortes 
C'est fini, la mer, c'est fini 
Sur la plage, le sable bêle 
Comme des moutons d'infini... 
Quand la mer bergère m'appelle

letra e música de Léo Ferré


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