sábado, 30 de agosto de 2014

José Luis de Ugarte - "Les 30 marins les plus rapides de toute l'histoire du Vendée Globe" 30


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« Je fais le Vendée Globe parce que c’est la seule course qu’il me manque. Ou parce que je me dois de le faire. Et j’espère qu’on n’inventera rien de plus difficile » a-t-il déclaré avant de s’élancer dans la course. 135 jours plus tard, le bilan de son expérience est clair : « C’est une épreuve inhumaine. Plus jamais, c’est quelque chose qu’on ne peut faire qu’une fois dans sa
vie. La souffrance physique et mentale surpasse toutes les limites. » Aujourd’hui, il reste le participant le plus âgé ayant bouclé ce tour du monde en solitaire, sans escale ni assistance. Il avait alors 64 ans.

Le défi était lancé. Et José Luis de Ugarte n’était pas homme à se défiler. Les défis existent pour les relever. Et c’est ce que faisait ce membre de la marine marchande, régatier aguerri qui se passionnait pour tout ce qu’il faisait. Il fonçait toujours, tant sur terre que sur la mer. Une mer qu’il respectait et aimait profondément. « Je n’ai pas peur, non. Je respecte la mer, énormément, mais je n’ai jamais été effrayé. Je n’en ai pas eu le temps. Je ne suis pas spécialement courageux, mais la mer, je la connais » affirmait-il peu avant de prendre le départ du Vendée Globe 1992-1993, son second tour du monde en solitaire (deux ans auparavant, il terminait le BOC Challenge Around Alone, le tour du monde en solitaire en quatre étapes).

Ce ne fut pas simple de terminer ce Vendée Globe, comme ce fut le cas pour tous ceux ayant participé à cette incroyable régate au long de ses six éditions. Mais la deuxième fut particulièrement difficile, et ce dès le départ : une tempête dans le Golfe de Vizcaya laisse un bilan tragique, avec le décès du britannique Nigel Burgess dont le corps fut retrouvé le long des côtes galiciennes, quelques jours après  la disparition de l’américain Mike Plant alors qu’il était en route pour les sables d’Olonne.

Peu avant le Nouvel An, en pleines mers du Sud, Ugarte échappa de peu au naufrage. C’était son anniversaire de mariage et son ami José Antonio Ardanza, président du Gouvernement basque, fit des pieds et des mains pour que le ministère des Affaires Étrangères intervienne auprès des autorités australiennes et vienne en aide à Euskadi Europa 93.

Aucun sauvetage ne fut cependant nécessaire, comme ce fut le cas pour d’autres participants de ce Vendée Globe. Malgré 90 centimètres d’eau gelée à l’intérieur de son monocoque, Ugarte trouva et boucha l’entrée d’eau qui menaçait de couler le bateau. Il mit ensuite plusieurs heures à vider les 15 à 16 000 litres d’eau qui s’étaient infiltrés à bord.

Une promesse à sa femme 

Son amour pour l’océan fut plus fort que lui et l’amena presque à rompre une promesse faite à sa femme, Edith, avant d’embarquer aux Sables d’Olonne : « Je lui ai promis que ce serait la dernière course au large que je faisais et je tiendrai parole ». Trois ans plus tard, il rappelait le Gouvernement basque en recherche d’un financement pour participer à un second Vendée Globe. Pourtant, son ami Ardanza – le même qui, pendant qu’il naviguait dans les cinquantièmes rugissants, lui avait dit « tu as un cran incroyable, nous sommes tous admiratifs » - l’a cette fois-ci envoyé promener : il l’avait déjà aidé une fois et s’il voulait repartir autour du monde, ce serait avec l’aide de quelqu’un d’autre.

Robuste comme personne, Ugarte continua de se baigner quotidiennement dans les eaux du Cantábrico (dans le Golfe de Gascogne), sur la plage de Sopelana où il avait l’habitude de se promener avec son chien. Et d’aider les marins qui venaient le voir en quête de conseils. Des conseils toujours très francs, comme lorsqu’il expliquait que le meilleur moyen de rester éveillé quand le sommeil prend le dessus est de « se vider un seau d’eau sur la tête ». 

Amateur de bonne nourriture – il aimait particulièrement les « petits plats », comme il les appelait – à bord, il ne manquait jamais d’haricots de Gernika (« ceux de Toulouse sont plus difficiles à trouver »). Ugarte est décédé il y a quatre ans. Mais José Luis reste très présent, grâce aux amoureux de... LINK

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